J+246 ... Bangkok, année 2550*
 
C’est certain, Bangkok ne gagnera pas le prix de la ville la plus belle de notre voyage, ni de la plus intéressante, encore moins de la plus agréable. A l’image des grandes métropoles des pays en développement, Bangkok, de jour comme de nuit, bouillonne.
Bangkok, Thaïlande
* Selon le calendrier bouddhique, en vigueur en Thaïlande, nous sommes dans l’année 2550.
Restaurant de rue à Bangkok
Hyper active et semblant avoir été privée d’un réel plan de développement, elle est bruyante et
polluée, anarchique et sale. Depuis près d’une semaine,
nous arpentons la “cité des anges” d’une ambassade à l’autre afin d’obtenir les visas nous permettant de continuer le voyage au Laos, Vietnam, Cambodge, puis Inde. Pourtant, nos pérégrinations ne nous ont pas permis de comprendre la logique des transports de la ville, dont le “centre historique” n’est desservi par aucun transport en commun, sauf par des bus constamment bloqués dans d’inextricables et monstrueux embouteillages, au même titre que les taxis ou voitures individuelles. Une fois sortis du centre, néanmoins, on peut circuler grâce aux trois lignes de métro sous terrains et aériens ultra modernes et rapides.
 
Evidemment, le tableau n’est pas si noir, et il serait injuste de notre part d’oublier les bons
côtés de cette ville. Attachante aussi Bangkok avec ses nombreux canaux le long desquels des quartiers entiers s’animent. Des maisons sur pilotis prêtes à s’écrouler côtoient de belles demeures et des villas traditionnelles en teck. Les habitants circulent sur de petites barques que manquent de faire chavirer les “longtail boats”, les bateaux à longue queue transportant les touristes.
Ces derniers se rencontrent essentiellement dans les nombreux temples bouddhistes de la ville, à l’architecture typique, frôlant le kitsch le plus clinquant. Autre lieu de concentration touristique: la fameuse “Khao San Road” où tout s’achète, du costume taillé sur mesure, à la presse internationale, en passant par les bijoux ou les copies de marques de luxe.
 
Attachant également le quartier chinois, labyrinthe de ruelles marchandes très animées en cette veille de nouvel an chinois, le 18 février cette année. Il serait aussi cruel de manquer d’évoquer le talent culinaire des thaïlandais, qui nous semblent d’ailleurs porter un intérêt tout particulier aux repas (on a l’impression de les voir manger toute la journée).
Avec une spéciale dédicace aux échoppes de rues dont l’aspect des plats et des conditions d’hygiène sont inversement proportionnels à leurs saveurs indescriptibles ...
 
Les maisons sur pilotis au bord du fleuve