J+191 ... Hong Kong, d’une baie à l’autre
 
Une autre géante de l’autre côté du Pacifique, la ville de Hong Kong se réveille à peine quand nous posons les pieds en Asie, après un long vol de 15h au dessus de l’océan. Nous y passerons 4 jours, tentant lentement de nous remettre du décalage horaire, 4 jours à s’étonner devant la démesure de cette ville.
 
Il faut avouer que nous ne sommes jamais confrontés en Europe à ce genre de mégalopole, où le moindre mètre carré de terre est recouvert de béton, où les tours méritent leur appellation de “gratte ciel”, où la foule est si dense. Depuis notre départ, nous avions déjà pu sentir l’effet d’une telle densité humaine, par exemple à la Paz, capitale de la Bolivie, à l’autre extrémité de l’échelle des richesses de notre monde.
 
Il y a plusieurs Hong Kong, plusieurs villes que l’on peut découvrir selon le point de vue que
l’on prend. Au milieu du quartier d’affaires, en levant les yeux au ciel, on aperçoit des tours gigantesques qui portent le nom des banques qu’elles hébergent, des autoroutes urbaines à leurs pieds que l’on traverse à l’aide de passerelles de béton, c’est un peu comme vivre au milieu du quartier de la Défense en cent fois plus grand. On y croise beaucoup d’européens aux costumes de marque, nous rappelant que la richesse de Hong Kong doit beaucoup à l’industrie de la finance qui prospère dans ce paradis fiscal.
 
La deuxième Hong Kong se découvre en marchant à pied au milieu des petites ruelles du centre-ville. Des échoppes et des marchés à ciel ouvert vendent tous les produits de consommation courante, des fruits et des légumes bien sûr, des poissons et même des ailerons de requins ou des nids d’oiseau. Des stands d’antiquaire vendent de vieux meubles et des pin’s à l’effigie du grand timonier ainsi que les traductions du petit livre rouge. Dans ces ruelles, on ne parle pas ou peu anglais, les inscriptions sont en cantonais.
 
 
La troisième Hong Kong se découvre en prenant un peu d’altitude. Le quartier qui domine la ville, le Victoria Peak regroupe les plus belles villas de luxe de Hong Kong. Lors de notre passage, il s’y est vendu le terrain “le plus cher au monde”. La presse locale a d’ailleurs un
terme pour désigner ceux qui peuvent se payer de telles demeures : les “super-riches”. La plupart sont des entrepreneurs du “mainland” - la Chine.
Depuis la fin des années 1990, Hong Kong n’est plus une colonie britannique mais une région de la Chine au statut particulier (comme sa voisine Macau). La vitalité de Hong Kong doit beaucoup aux chinois qui ont fui l’empire communiste pour venir se réfugier et y faire des affaires.
 
De Victoria Peak, on peut constater que l’île de Hong Kong conserve encore quelques forêts, essentiellement sur les montagnes. Le contraste est saisissant entre les tours et la circulation frénétique d’en bas et les sentiers de randonnée qui traversent ces forêts, offrant une vue unique sur la mer de Chine.
 
Hong Kong, Chine
L’île de Hong kong, vue de Kowloon, de l’autre côté de la baie
 
Je ne comprends rien au menu!