Tout a Baños semble fait pour le plaisir et la détente. L’air y est plutôt doux, il n’y pleut pas trop malgré la proximité de l’Amazonie. Dès 18 heures, une partie de la ville se retrouve dans les bains - une eau à 60°, pleine de minéraux - et échange les potins du jour. En ville, les cafés et les jardins sont animés de 7 heures du matin jusqu’à tard dans la nuit.
Mais il s’agit bien ici d’une version andine du Titanic... l’orchestre continue à jouer alors que le danger est proche...
Il faut sortir de Baños et se ballader sur les collines environnantes pour voir de ce qui menace la ville: elle est située au pied du volcan Tungurahua, actif depuis quelques années. Une opportune montagne permet aux habitants de ne pas voir le volcan, qui crache pourtant régulièrement de la vapeur et des cendres. En ville, quelques signes montrent que la ville est préparée à une évacuation : les tracés jaunes sur la chaussée indiquent la voie à suivre pour rejoindre le pont San Francisco, construit pour permettre à tout le monde de fuir au plus vite. D’après le bulletin quotidien publié par l’Institut Géologique de Quito, l’activité actuelle est d’intensité moyenne à forte. La ville a déjà été évacuée il y a quelques années mais les habitants ont repris de force possession de leurs biens. Ici comme ailleurs, on s’en remet à la Virgen de Santa Agua (la vierge locale) dont la croix, illuminée la nuit, protège la ville...
Pendant ce temps, la vie continue... et l’Equateur vient d’être éliminée en huitième de finales par les anglais...
Mise à jour : quelques semaines après notre passage, le volcan est passé dans une phase d’éruption plus active. Les villages proches de Baños ont été évacués et plusieurs personnes sont portées disparues.