Au lait, serré, noir, ou sucré, on le consomme chaque jour, pourtant, on sait à peine de quoi il a l’air quand il est encore sur l’arbre. C’est au bord du lac Atitlan, dans les hautes terres du Guatemala, que nous pouvons observer comment sont produits les grains de café. Au Guatemala, c’est le début de “l’hiver”, c’est à dire la saison sèche, et l’on commence à récolter le café. Sous forme de chapelets de graines roses-rouges, il pousse sur des arbustes de 2 mètres maximum, sur les coteaux ombragés des montagnes.
Le Guatemala est le 6ème producteur de café au monde. Son exportation est l’un des piliers de l’économie nationale, mais un pilier qui vacille lorsque les cours chutent, entraînant une baisse des revenus de toute la filière et, au bout de la chaîne, des paysans qui travaillent dans les plantations.
Au bord du lac Atitlan, nous pouvons nous promener parmi les champs de café. Les cultivateurs profitent du temps chaud et sec pour faire sécher les graines au soleil, qui ont déjà macéré 2 jours dans l’eau. Lorsqu’elles sèchent, les graines diffusent d’ailleurs une forte odeur âcre et vraiment désagréable. Ensuite, le café sera séparé de son écorce pour être torréfié - c’est là qu’il prendra sa couleur noire - et finalement prêt à la consommation.
Autour du lac Atitlan, les petits villages comme San Pedro, que nous visitons, vivent essentiellement du tourisme, et de la production de café. On peut y voir les familles travailler, y compris les enfants, mis à contribution pour porter les lourds sacs de grains de café, ou les étaler au soleil pour qu’ils sèchent.
A découvrir : le film de notre visite du village