J+29 ... Andinisme, oui... mais pas trop!
 
6768 mètres: c’est le point culminant du Pérou, le Huascaran, dont les deux sommets dominent la cordillère blanche, au dessus de Huaraz. C’est au pied du Huascaran, dans le parc national éponyme, que nous avons pu approcher ces sommets. Les plus férus de montagne ou d’andinisme, comme on dit ici, s’y retrouvent pour escalader les glaciers. Les moins férus, comme nous, se satisferont d’une nuit glaciale à 4000 m - mais quelle merveille, cette pleine lune éclairant les sommets enneigés - et d’une simple randonnée - mais quand même entre 4000 et 4600 mètres! En récompense, l’eau bleue de la lagune 69 - c’est son nom! - au pied des glaciers.
 
 
Huaraz, Pérou
La cordillère des Andes est jeunette. On l’a tous appris à l’école: la plaque du Pacifique se glisse sous le continent sud américain et en soulève la bordure. C’est la raison pour laquelle les Andes bougent encore aujourd’hui, provocant séismes, tremblements de terre et éruptions volcaniques. Les habitants de la vallée qui sépare la cordillère blanche - surnommée ainsi a cause de ses nombreux sommets enneigés - de sa petite soeur, la cordillère noire, ont largement souffert de cette instabilité géologique. En 1970, un séisme a décimé la vallée, tuant 80 000 habitants. La ville de Huaraz a été totalement détruite. Plus loin dans la vallée, à Yungay, ce sont 30 000 personnes qui ont été englouties dans une gigantesque coulée de boue.
Camping au camp de base de Cebollapampa
Le parc national du Huascaran abrite des pumas, des condors et des ours
Un sommet de la cordillère blanche