J+15 ... Sur le toit du train des Andes
 
Le train n’est définitivement pas le moyen de transport privilégié en Amérique du Sud. Les quelques rares lignes existantes ont été abandonnées au profit du bus. Chaque ville a son terminal terrestre, où nous n’avons jamais attendu plus d’une demi-heure pour trouver un bus pour notre prochaine destination.
 
Le train des Andes, que nous empruntons, reste l’un des derniers vestiges du réseau ferroviaire équatorien. Datant du début du siècle, la ligne reliait sur 250 km environ la capitale Quito au nord et le grand port sur le Pacifique sud Guayaquil. A sa construction, elle a été surnommée “ferrocarril la mas difficil del mundo”, puisqu’elle traverse la Cordillère des Andes, parfois à plus de 3000 mètres d’altitude.
 
Le train part de Riobamba à 7 heures du matin, mais il faut arriver à la gare bien avant pour être sûr d’avoir une place ... sur le toit. En effet, tout le monde (soyons honnêtes : seulement des touristes empruntent ce train) est invité à profiter du panorama - d’ailleurs les places “en voiture” n’existent quasiment pas. Le “spectacle” est aussi ailleurs, comme par exemple lorsque le train s’arrête après 25 minutes de route pour “refroidir le moteur”. Nous voyons effectivement les mécaniciens courir vers la rivière proche pour remplir des bonbonnes d’eau qui seront ensuite vidées dans le circuit de refroidissement. Sur le bord de la voie, les enfants, les écoliers et les paysans saluent ce train qui ne circule plus que 3 jours par semaine. Les quelques “gares” où l’on s’arrête ont un air du siècle passé : les maisons sont construites à quelques mètres à peine de la voie, les vendeurs grimpent sur le toit pour nous proposer des empanadas de bananes ou de fromages (des beignets : très bon, très gras).
 
La ligne s’arrête environ 100 km plus loin à la Narine du Diable (Nariz del Diablo). C’est un site que vous avez sûrement déjà vu dans les émissions de télévision sur les voyages et les trains :  le train descend la montagne en zig zag, avance et recule, le relief ne permettant pas de construire de virages...
 
Fin du trajet à Alausi. Au total 110 km parcourus en ... 7 heures. Nous prenons alors le bus pour rejoindre la ville de Cuenca (4 heures de trajet).
 
A lire : Patagonie Express de Paul Theroux.
 
Pour nous écrire : vuedailleurs @ mac.com (pensez à supprimer les espaces !)
 
Ligne Riobamba - Alausi, Equateur
Le train des Andes chemine vers le sud...
“Tcha Tchaï!”*
*”Ca caille!” en Quechua