J+24 ... Le pacifique péruvien
 
Lorsqu’on passe par Loja, au sud de l’Equateur, l’entrée la plus directe au Pérou est à Macara. Cette frontière, que nous passons de nuit a été fixée par les derniers accords de paix entre les deux états, il y a une dizaine d’années seulement. Elle est matérialisée par une rivière que traverse la route grâce à un petit pont, avec deux postes de chaque côté. Le passage de cette frontière de nuit a ceci de compliqué, que les agents dorment ... et profondément. On leur donne d’ailleurs raison, d’autant que le fichier informatique qui enregistre les entrées et sorties du territoire équatorien est sauvegardé quotidiennement entre 1h30 et 4h30 du matin, donc inutilisable durant une grande partie de la nuit. Sous les étoiles de l’hémisphère sud, avec le seul chant des grillons, sur un petit pont qui sépare l’Equateur et le Pérou, l’attente a quelque chose d’irréel... Nous mettrons au final plus de 2 heures pour traverser le pont ... et entrer au Pérou !
Huanchaco, Pérou
Nous découvrons la côte nord du Pérou au petit matin: un grand désert au bord de l’océan Pacifique, peuplé essentiellement de poulets élevés en batteries. Durant l’hiver (qui commence en ce moment même ici !), une brume humide recouvre cette bande de terre. Les villes, comme celle de Trujillo, ont été fondées par les espagnols. Mais avant la “conquista”, cette partie de la côte était peuplée par les Moché - du IIème au VIIIème siècle - et les Chimu - jusqu’au XIVème. Il reste d’impressionnants vestiges de ces civilisations, de nombreux temples et le site de Chan Chan, qui borde l’océan sur 14 km. Ce sont les ruines d’une citée capitale de la civilisation Chimu, que les Incas ont décimés au XVème siècle. On peut encore admirer les hautes murailles en argile qui formaient les murs d’enceinte des citadelles, mais aussi des motifs de décoration, des objets ou lieux de culte. Très impressionnant tout ça!
 
Le village de Huanchaco, à 10 km de la grande ville de Trujillo est peuplé de pêcheurs ... et de surfeurs. Les premiers vont relever leurs filets au large, embarqués dans les caballitos, les barques traditionnelles. Les seconds, sur leur planches, un peu moins traditionnelles, cherchent à prendre les grosses vagues, plus près de la côte.
 
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Le site de Chan Chan
Inca Kola, el sabor del Perù!!!
Un pêcheur de Huanchaco sur son caballito