“Si se puede” telle est la devise officielle pour la Coupe du Monde et elle semble jusqu’ici leur réussir. L’équipe d’Equateur a remporté ce matin son match face au Costa-Rica, 3-0. Nous avons surtout été frappé par la clameur et les cris qui montent de la ville à chaque but ou tentative de but. Inutile d’allumer sa télé pour suivre le score. Dans la ville de Quito aujourd’hui, c’est la liesse. La télévision et la radio re-diffusent les meilleurs moments du match et les reportages télé nous surprennent: on y voit, par exemple, des fonctionnaires filmés dans les ministères, devant un écran géant. On en déduit que le gouvernement équatorien a décrété les heures des matchs libérées pour tout le monde... et nous n’en sommes qu’aux matchs de poules!
Ce matin, visite de la fondation et du musée Guayasamin - artiste équatorien contemporain disparu il y a 7 ans. Sa maison est perchée sur les hauteurs de Quito. Il y est notamment présentée la plus grande collection sud-américaine de Christ crucifiés - on a du mal à imaginer une telle diversité dans les représentations !
Football toujours avec l’oeuvre (photo en haut de cet article) d’un étudiant équatorien (Danilo Sarava) qui présente sa vision de l’Equateur moderne : une statue de la Liberté brandissant un épi de maïs (apparemment une richesse nationale puisque on sert par exemple du pop-corn avec la soupe...), le ballon de football (avec la croix !) et surtout le lecteur MP3 iPod représenté par une flûte de pan !
L’autre bâtiment de la Fondation Guayasamin est la curieuse “Capella del hombre” - Chapelle de l’Homme. L’artiste a fait bâtir un grand espace dédié à l’humanité, ou plutôt au continent sud-américain, à son histoire, ses civilisations et ses souffrances. Les oeuvres monumentales sont émouvantes.
Pendant ce temps, sur le chantier à côté, les ouvriers prennent leur pause... et refont le match!