J+289 ... Parmi les temples d’Angkor
 
Le site d’Angkor est la fierté du peuple khmer. L’identité du Cambodge devient son symbole quand il  figure sur le drapeau national. Et il y a de quoi être fiers. La beauté des nombreux temples de cette cité sacrée nous laisse envisager ce qu’a pu être la puissance de l’empire khmer.
 
Aujourd’hui, le site en ruine, dont certains édifices datent du 11ème siècle, est restauré pas à pas, essentiellement grâce à la coopération internationale. Une poignée de temples a pu être presque totalement reconstituée. Il faut ensuite imaginer que la plupart d’entre eux étaient recouverts de feuilles d’or. Lors du nettoyage des temples enfouis sous la végétation, certains se sont écroulés. Les archéologues ont du laisser les racines des arbres entremêlées aux pierres pour faire tenir la structure.
 
 
Les temples de pierre de la cité d’Angkor étaient édifiés en l’honneur des Dieux hindouistes d’abord, puis de Bouddha, lorsque les rois khmers ont intégré la religion bouddhiste. Passer de l’une à l’autre était assez simple: les visages monumentaux des Dieux du Panthéon hindouiste devenaient celui de Bouddha et quelques statues étaient changées. Les rois et leurs cours - pouvant compter pas moins de 3000 concubines - vivaient à proximité des temples, dans des constructions de bois dont il ne reste plus aucune trace.
 
Les bas reliefs des temples nous parlent de la vie quotidienne des khmers, mais aussi de leurs conquêtes guerrières, contre le Siam (la Thaïlande) , le Champa (le Vietnam), ou de leurs alliances, avec les Chinois par exemple. Ils racontent également les grandes épopées de la mythologie hindouiste et bouddhiste, mettant en scènes les combats entre les monstres et les Dieux aidés d’armées de singes et de serpents à neuf têtes.
 
 
 
Siem Reap, Cambodge
Le temple d’Angkor