J+136 ... Sur le volcan Villarica
 
La cordillère des Andes compte plusieurs volcans actifs. Nous avions déjà eu l’occasion de voir de près le Tunguraha en Equateur, près de la ville de Baños. Quelques semaines après notre passage, une violente éruption a d’ailleurs contraint les habitants de la ville à quitter provisoirement leurs maisons. Ici, à Pucon, c’est le volcan Villarica, lui aussi l’un des quatre volcans les plus actifs d’Amérique du Sud, qui domine la ville.
 
L’ascension du volcan, haut de 2800 mètres, est possible par beau temps à l’aide d’un guide et armé d’un équipement de montagne (piolets, crampons). La montée n’est pas trop difficile, mais l’effort reste soutenu tout au long des 5 heures de marche dans la neige. Arrivés au sommet du volcan, on est tout proches de la fumée de souffre qui se dégage du cratère.
 
Le vent qui souffle ici renforce le froid et nous n’avons qu’une hâte : redescendre au plus vite. Ce que nous n’avions pas prévu, ni compris à l’origine, c’est que la descente du volcan s’effectue avec une technique forte différente de celle utilisée par la montée. En résumé, on descend la pente “sur les fesses”, en transformant son pantalon en luge improvisée. Quand l’inclinaison de la pente est forte, et que l’on n’a pas de grandes prédispositions pour les sports de glisse, on finit, comme Simon, par descendre quelques dizaines de mètres... sur le ventre et sous le regard (discrètement) hilare de ses compagnons de cordée.
 
Pucon, Chili
Défilé automne-hiver au sommet du volcan Villarica
Vu d’en bas
Vu d’en haut
Un look d’enfer