Les livres et les films qui nous accompagnent
Les mots des livres, romans, récits et documents, ainsi que les images des films découverts sur la route ou avant notre départ nous accompagnent au cours de ce voyage. Nous vous proposons une sélection, toute personnelle et non exhaustive, que nous aimerions vous faire découvrir ou redécouvrir.
Lectures
Films
Patagonie Express
de Paul Theroux (Etats-Unis)
 
L’écrivain américain Paul Theroux est parti un jour de sa maison de Boston, aux Etats-Unis, pour prendre le métro. Destination : la Patagonie, qu’il atteindra finalement 2 mois et près de 22 trains plus tard.
Ce voyage, réalisé exclusivement en train en 1978, n’est plus possible aujourd’hui, une grande partie des lignes ferroviaires d’Amérique latine ayant été abandonnées.
Le monde du bout du monde
de Luis Sepulveda (Chili)
 
Auteur chilien émigré en Europe, Luis Sepulveda a notamment écrit “Le vieux qui lisait des romans d’amour”. Dans “Le monde du bout du monde”, il raconte l’histoire d’un chilien qui revient au pays pour enquêter sur la disparition d’un navire étrange dans les mers du sud de la Patagonie chilienne.
Exorciser la terreur
d’Ariel Dorfman (Chili)
 
Ariel Dorfman a lui aussi fuit la dictature de Pinochet. Journaliste et auteur de la pièce de théâtre “La jeune fille et la mort” - adaptée à l’écran par Polanski - il raconte dans cet ouvrage récent l’incroyable histoire du procès manqué du vieux général Pinochet.
Ce récit est aussi l’occasion pour l’auteur, ancien conseiller du Président Allende, d’évoquer ses compagnons disparus sous la dictature.
Les veines ouvertes de l’Amérique latine d’Eduardo Galeano (Uruguay)
 
Un essai très documenté, critique et bouleversant, par un journaliste uruguayen. Il propose une lecture de l’histoire du continent à travers l’exploitation systématique et meurtrière de ses ressources naturelles et industrielles, depuis la Conquista espagnole, jusqu’aux années 70. L’édition originale date un peu.
Historias minimas
de Carlos Sorin (Argentine)
 
Le titre résume bien l’histoire : il n’y a ni grande intrigue, ni épopée à rebondissements. On découvre dans ce road-movie patagonien les grandes étendues, le vent incessant et surtout beaucoup de personnages dont la principale occupation consiste à boire du maté. C’est plein de poésie et c’est l’un des films dont on s’est dit en sortant de la salle de cinéma : il faut vraiment qu’on aille voir à quoi cela ressemble sur place!
Aguirre, la colère de Dieu
de Werner Herzog (Allemagne)
 
Aguirre, interprété par l’acteur Klaus Kinsky, est un conquistador espagnol parti à la recherche de l’Eldorado, en pleine forêt amazonienne. L’histoire tourne mal, Aguirre et ses compagnons y perdent la raison et la vie. Les scènes de début du film ont été tournées au pied du Machu Picchu. Contrairement à “Historias Minimas”, c’est plutôt un film dont on se dit qu’on ferait mieux d’éviter d’aller voir sur place de quoi il ressort...
Fitzcarraldo
de Werner Herzog (Allemagne)
 
Même réalisateur, même interprète principal et même folie pour cette histoire d’un homme qui décide d’aller construire un opéra en pleine forêt amazonienne.
Pour cela, Fitzcarraldo doit littéralement transporter un bateau de l’autre côté du sommet d’une colline. C’est un film titanesque, dont le tournage a lui aussi assez mal tourné. A voir pour l’atmosphère de la forêt amazonienne.
 
Cap Horn
 de Francisco Coloane (Chili)
 
Né dans une famille pauvre de l’île de Chiloé, Francisco Coloane est devenu l’un des plus grands écrivains chiliens. Ses livres racontent les histoires et les légendes du Sud du Chili et de la Patagonie. Cap Horn est un recueil de nouvelles sur le célèbre cap qui marque la fin du continent américain.
 
Carnets de voyage
de Walter Salles
 
Le jeune Ernesto Guevarra et son ami partent en moto de Rosario, en Argentine pour traverser le continent sud-américain. C’est l’histoire de Guevarra avant qu’il ne devienne le Che. Leur voyage est l’occasion de milles rencontres, de milles anecdotes, des mines de Bolivie à la forêt amazonienne en passant par Cusco et le Machu Picchu.
Bombon el Perro
de Carlos Sorin (Argentine)
 
Même réalisateur que “Historias Minimas” et même terrain de jeu, la Patagonie argentine. Bombon, c’est un chien, un “perro” en espagnol, trouvé par hasard par un vieil homme qui se retrouve sans emploi et sans domicile après avoir travaillé plusieurs années dans une station-service. On vous laisse le plaisir de découvrir la suite de cette surprenante histoire...
La jeune fille et la mort
de Roman Polanski
 
D’après la pièce de théâtre d’Ariel Dorfman. C’est l’histoire d’une femme qui croit reconnaître le médecin qui l’a autrefois violée et torturée sous une dictature identifiable avec le régime de Pinochet.  Elle décide de juger elle-même son tortionnaire. Un film à la fois dramatique et politique.
Missing - porté disparu
de Costa Gavras
 
Un homme d’affaire américain débarque au Chili, dans les années 70, à la recherche de son fils disparu, kidnappé en pleine rue. Patriote convaincu, il prend progressivement conscience du rôle joué par le gouvernement des Etats Unis dans la mise en place de la dictature de Pinochet et sa responsabilité dans les crimes du régime.
Vol de nuit
 Antoine de Saint-Exupéry (France)
 
Ce court récit raconte les aventures des pionniers de l’aviation, les hommes de l’aéropostale en Amérique du Sud, qui survolent la Patagonie pour acheminer le courrier via Buenos Aires, à destination de l’Europe.
 
Mi mejor enemigo*
de Alex Bowen (Chili)
 
Un autre film qui se déroule dans les plaines australes de Patagonie, cette fois à l'extrême sud, sur le canal de Beagle. En 1978, deux patrouilles, l’une argentine, l’autre chilienne, se retrouvent face à face dans ce bout de territoire que se disputent les deux voisins, et qui faillit les mener à l’affrontement armé. Un beau film qui montre, outre les paysages patagoniens, et comme on peut le lire sur l’affiche, “le pire de la guerre, le meilleur des hommes”.
 
* Mon meilleur ennemi